22 Sep 2021

Les Switchers sont aussi des solutions basées sur la nature qui ont réussi

Le Congrès de l’UICN sur la conservation s’est tenu à Marseille, France 2021, du 3 au 11 septembre, au cours duquel des orateurs clés de différents horizons ont eu l’occasion de présenter leurs plans et de générer de nouvelles idées et partenariats visant à unifier et à s’engager à construire un connaissances environnementales et d’améliorer la durabilité dans tous les secteurs.

Grâce à leur pertinence par rapport à l’objectif de l’événement, Stefanos Kamperis, directeur de Staramaki SCE, et Hussam Hawwa, directeur de Difaf, ont été présentés comme des entrepreneurs verts à succès en action sur le stand des solutions méditerranéennes du congrès.

Le Switcher grec Stefanos Kamperis gère Staramaki SCE, une entreprise coopérative sociale qui, depuis 2019, produit une alternative durable aux pailles en plastique à usage unique en utilisant les sous-produits des cultures de blé locales.

Staramaki SCE s’attaque non seulement au problème majeur de la pollution marine due aux articles en plastique à usage unique grâce à un modèle commercial circulaire innovant, mais crée également des opportunités d’emploi pour les populations vulnérables et les réfugiés dans une région rurale dépeuplée et déprimée de la Grèce, tout en favorisant la cohésion sociale, locale et le développement régional.

Staramaki SCE est une Solutions Basée sur la Nature (NbS) créatrice de valeur économique. Et pourtant, elle a du mal à rivaliser avec des alternatives moins chères et non environnementales sur le marché et à accéder au capital financier dont elle a tant besoin.

« Nous savons comment nous y rendre… nous sommes déjà en route. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un soutien financier »

D’un autre côté, le responsable libanais de Difaf a souligné que pour assurer leur fiabilité pour les sociétés humaines, les systèmes circulaires doivent être résilients et pouvoir fonctionner lors d’événements inattendus (comme une pandémie mondiale) ou lorsque des dépendances conventionnelles à l’aide d’un soutien externe commencent à exister.

En mettant l’accent sur le NbS, Difaf propose des solutions environnementales évolutives qui peuvent vous aider à

  • améliorer la conservation et la gestion des ressources en eau douce (rivières, lacs, eaux souterraines) : récupération des eaux de pluie, aménagement paysager pour la rétention d’eau, traitement, surveillance et réutilisation de vos eaux usées, irrigation raisonnée,
  • et la réduction de votre impact environnemental grâce à des projets de valorisation énergétique des déchets.

 

Durant son intervention, Hussam Hawwa a affirmé que l’économie circulaire doit connecter les cycles environnementaux, tels que le cycle de l’eau et du carbone, au cercle économique pour apporter des valeurs factuelles à l’environnement.

Hussam est convaincu que l’agriculture a le potentiel de devenir le premier secteur économique à générer des émissions négatives nettes en utilisant des énergies renouvelables pour fabriquer des intrants et alimenter des opérations agricoles, en utilisant des produits biologiques comme engrais, la séquestration du carbone dans le sol et une utilisation plus efficace des nutriments et de l’eau.

A titre d’exemple, Difaf dispose d’une forte expertise dans la valorisation, la réutilisation des produits et intrants des effluents laitiers, où elle produit à terme des aliments pour animaux, de la nutrition sportive et infantile, des produits de boulangerie, ainsi que des produits cosmétiques.

L’intervention de Difaf s’est conclue par l’importance de la variabilité et de la potentialité de l’écosystème vert libanais, des donateurs et des organisations d’incubation ainsi que des initiatives des entrepreneurs dans la mise en œuvre et la pratique de la circularité.

Bien qu’ils soient considérés au cœur d’une reprise fondée sur la nature après la pandémie de COVID-19, les NbS sont loin d’être abordés par les principaux fournisseurs de financement. Bruno Oberle, directeur général de l’UICN, a appelé les investissements à ne pas aggraver la crise de la biodiversité et à réserver au moins 10 % au profit direct de la nature. Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement, a déclaré qu’une formation aux solutions fondées sur la nature peut permettre aux acteurs financiers d’augmenter les ressources financières favorables à la nature.

Alors que le Directeur général de l’UICN et nos Switchers ont aidé à soulever la question de la viabilité financière de NbS, nous espérons que leurs voix seront bientôt entendues et des actions concrètes réalisées.